L’architecture de l’âge du Fer du sud-ouest de la France

L’étude de l’architecture protohistorique a toujours été en retrait par rapport à celle de l’architecture romaine qui a souvent livré des vestiges spectaculaires encore en élévation, parfois richement décorés (mosaïques, fresques…), dont la bonne conservation est liée aux matériaux employés : pierre, mortier, briques…

L’architecture protohistorique se compose surtout de terre et/ou de bois, matériaux périssables laissant peu de traces. L’opposition entre ces deux modes de construction a souvent conduit archéologues et historiens à dénigrer l’architecture antérieure à l’époque romaine. Jusqu’aux années 1970, on pensait même que les populations de l’âge du Fer vivaient dans des fosses aménagées, appelées « fonds de cabane » (Villes, 1982), car ces dernières étaient comblées d’éléments de la vie quotidienne. Ces structures n’étaient, en réalité, que de simples fosses, silos à grains ou caves, situées à proximité de constructions, ayant été lors de leur abandon converties en dépotoirs. Le fossé entre l’architecture d’époque protohistorique et romaine est pourtant bien moins grand que dans l’imaginaire collectif. En effet, une partie non négligeable des constructions romaines fait appel à la terre et au bois. Les bâtiments richement parés de marbre et de mosaïques sont surtout réservés aux lieux collectifs et aux élites de la société.
Bien que plus discrète que l’architecture « en dur », la construction en terre et bois peut être caractérisée par un ensemble de vestiges apportant des informations diverses et complémentaires. Dans le sud-ouest de la France, les vestiges de construction protohistorique datent principalement de l’âge du Fer. La synthèse qui suit repose donc uniquement sur des exemples de cette période.

Matériaux et principales techniques de construction

Les matériaux utilisés pour la construction protohistorique sont la terre et le bois : les bois durs, tels que le chêne, sont utilisés pour l’ossature porteuse, tandis que les bois souples, comme le noisetier, servent pour les systèmes d’accroche (clayonnage) sur lesquels est plaquée la terre de garnissage (torchis). La coupe et le travail du bois sont assurés par un outillage en fer performant. Les pièces de bois ont pu se conserver par carbonisation ou dans des milieux humides : c’est le cas des bâtiments du Lac de Sanguinet dans les Landes (Maurin 2000). La terre, quant à elle, hydratée et dégraissée à l’aide de végétaux et d’éléments minéraux, peut garnir une construction en bois (torchis) ou parfois avoir un rôle porteur (bauge, adobe). Bien qu’elle puisse se conserver dans certains milieux, on la retrouve généralement lorsqu’elle a cuit par accident, au cours d’un incendie par exemple.

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Figure 1 – Les vestiges du bâtiment principal de Raspide 1 à Blagnac, Haute-Garonne
(Sireix et
al. 2007, p. 303, fig. 14).

Les vestiges emblématiques des constructions en terre et bois de l’âge du Fer sont les structures en creux. Il s’agit principalement de fosses correspondant aux ancrages des poteaux soutenant la toiture, vraisemblablement couverte de chaume. Les sites protohistoriques étant fréquemment arasés, ces trous de poteau sont souvent les seules traces de construction encore perceptibles. Le fait de planter les poteaux plus ou moins profondément dans le sol avait pour objectif de répondre aux poussées latérales de la toiture et donc de stabiliser la construction. Très souvent, ces trous de poteau forment des nuées ne permettant pas de restituer des plans de bâtiment, devenus confus au fil des reconstructions. Dans certains cas, ces structures dessinent des alignements permettant de restituer la forme générale du bâtiment. Un bâtiment mis au jour à Blagnac (Haute-Garonne) et datant de la fin de l’âge du Fer (fig. 1) comporterait un module porteur de quatre puissants poteaux en son centre et des poteaux latéraux pour soutenir la toiture (Sireix et al. 2007). Très fréquents à la fin de l’âge du Fer, les bâtiments, comportant quatre poteaux très rapprochés et formant un carré, correspondent souvent à des structures surélevées, comme des tours ou des greniers aériens. Cependant, il est nécessaire de prendre en compte que l’absence des pièces de bois les moins enfoncées, dont les vestiges ont été balayés par l’érosion, laisse des plans plus ou moins partiels, ne permettant pas toujours d’avoir une vision complète de ces constructions sur poteaux plantés.

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Figure 2 – Relevé des anomalies phytographiques et photographie aérienne du
site de Candelon à Saint-Julien (Izac-Imbert et
al. 2009, p.335, fig. 2).

Les architectures peuvent être également ancrées dans des tranchées : c’est notamment le cas de bâtiments repérés par prospection aérienne sur les sites de Haute-Garonne de Barbe à Palaminy et de Candelon à Saint-Julien (Izac-Imbert et al. 2009 ; fig. 2). Ces tranchées ont pu directement accueillir des parois en terre et/ou bois, qu’il s’agisse de murs intégralement en terre, de poteaux jointifs, ou de parois de poteaux et clayonnage enduit de torchis. Seule une étude fine rend l’identification du mode de construction possible.
Certaines tranchées, étroites et peu profondes, correspondent certainement aux négatifs de sablières basses, poutres horizontales dans lesquelles les poteaux étaient fichés (fig. 3). De telles tranchées ont, par exemple, été identifiées sur l’oppidum de Vieille-Toulouse (Haute-Garonne) et datent de la fin du Second âge du Fer (Gardes à paraître). Les bâtiments sur sablières peuvent être ponctuellement renforcés par des poteaux plantés. Ces sablières pouvaient également être posées sur le sol : il est donc impossible de retrouver de telles constructions en contexte arasé. Cependant, les habitats du Sud-Ouest sont très souvent stratifiés et ces bâtiments peuvent donc être identifiés : ce sont essentiellement les effets de parois au niveau des sols de bâtiment qui permettent de caractériser leur présence (fig. 5). En effet, ces sols aménagés s’interrompent de manière rectiligne et ne sont pas accompagnés de trous de poteau, mais parfois de soubassement peu larges ou de très légers négatifs. C’est notamment le cas dans le Toulousain (Vieille-Toulouse, quartier Saint-Roch à Toulouse) ou encore à Roquelaure dans le Gers (Gardes et al. 2013 et Péfau 2015). Un tel dispositif a sûrement pour vocation première d’isoler le bâtiment du sol, de préserver les poteaux du pourrissement et les murs en terre des remontées d’humidité par capillarité (Péfau à paraître). Cependant, les effets de parois peuvent également correspondre à des constructions intégralement en terre (bauge, adobes…), toujours difficiles à caractériser.

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Figure 3 – Exemple de construction sur sablière de l’Archéosite gaulois de Saint-Julien
en Haute-Garonne (Cliché P. Péfau).

Poteaux plantés et sablières basses peuvent également être associés : certains bâtiments se composent de quatre puissants poteaux formant un carré, soutenant une grande partie de la toiture, et les parois du bâtiment sont aménagées sur des sablières (ou parfois dans des tranchées) déportées hors de ce module porteur (fig. 4). Les entrées sont parfois renforcées par deux poteaux plantés, ce qui permet de ne pas confondre ces constructions avec des greniers lorsque le site est arasé. Ces constructions sont habituellement nommées bâtiments à parois rejetées, et sont connues pour la fin de l’âge du Fer tant en milieu rural, comme sur l’établissement rural Marmande dans le Lot-et-Garonne (Béhague 2013), qu’en contexte aggloméré, comme sur le site d’Eysses à Villeneuve-sur-Lot dans le Lot-et-Garonne  (Alcantara 2014).

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Figure 4  – Propositions de restitution du bâtiment E46 du site des Natteries à Cholet dans
le Maine-et-Loire (Maguer 2005, p. 339, fig. 7).

Les sols aménagés

Sur les bâtiments fouillés en contexte stratifié, les sols sont encore présents. Il peut s’agir de sols en terre battue, fréquemment rechargés, que ce soit intégralement comme à Auch (Gardes et al. 2005), ou uniquement au niveau de dépressions, comme à Vieille-Toulouse, aux IIe et Ier s. av. J.-C. Afin de ralentir leur affaissement, ces sols sont parfois armés de graviers, afin de leur donner une plus grande résistance. C’est notamment le cas à Roquelaure et à Auch.
Certains sols sont aménagés sur des couches de préparation, communément appelées radiers (fig. 5). Il peut s’agir de radiers de tessons d’amphore (Roquelaure, quartier Saint-Roch à Toulouse), ou de pierres de calcaire, comme à Longages en Haute-Garonne (Améglio et al. 2008). Ces soubassements apportent une grande stabilité à la construction et permettent également d’isoler de l’humidité les niveaux de circulation, qu’ils soient sous la forme de sols de terre battue ou de planchers. Dans l’agglomération du quartier Saint-Roch à Toulouse, facilement inondable au cours d’épisodes pluvieux, la plupart des bâtiments sont construits sur radier de tessons d’amphore pour les raisons précédemment évoquées.

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Figure 5 – Radier de sol du site de Roquelaure (Cl. Ph. Gardes annoté).

D’autres sols, plus complexes, identifiés uniquement à Roquelaure ou à Auch (Gardes et al. 2006) aux IIe et Ier s. av. J.-C., se caractérisent par la succession des couches qui suit : un radier de tessons d’amphore est surmonté d’une strate argileuse riche en graviers, elle-même revêtue d’une fine couche de terre battue. Ce type de combinaison réunit les différentes propriétés (isolation et résistance) précisées plus haut.

Les fragments de paroi en terre brûlés

Une des principales contraintes liée à l’étude de l’architecture des bâtiments en terre et bois datant de l’âge du Fer est le caractère très « aplati » des vestiges identifiés à la fouille, l’élévation des bâtiments ayant intégralement disparu. Bien que l’étude des structures en creux et des négatifs de sablière permette de restituer les principales pièces de la charpente, le reste du bâtiment peut difficilement être renseigné par ce biais. Par ailleurs, les pièces de bois conservées sont excessivement rares. Seule l’étude des fragments de murs en terre brûlés, improprement appelés « torchis », peut nous donner une idée, parfois très claire, des élévations en terre et bois. Ces éléments conservent fréquemment les empreintes des pièces de l’ossature en bois qui étaient recouvertes de terre (fig. 6).
Souvent, il s’agit d’empreintes de branches ou de « lattes », correspondant à un clayonnage souvent associé à des éléments verticaux allant des simples branches aux petits poteaux équarris (fig. 7). Ce type d’architecture a pu être mis en évidence à Roquelaure, Auch ou encore sur l’établissement rural de Montbartier (Tarn-et-Garonne) pour la fin du Second âge du Fer. Un bâtiment construit à Roquelaure se compose uniquement de poteaux plus ou moins rapprochés et recouverts d’une couche de terre. Seules des parties secondaires (cloison intermédiaire) de la construction sont bâties en torchis sur clayonnage.

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Figure 6 – Exemples de terre brûlée architecturale comportant des empreintes de pièces de bois ou des enduits, provenant des sites de la Sioutat à Roquelaure et d’Auch (en bas à droite et en bas à gauche). Clichés et DAO : P. Péfau.

L’étude de ces fragments de parois en terre permet, quelquefois, de mettre en évidence des pièces essentielles de la construction ne laissant pas de traces au sol : il peut s’agir de sablière basse, de poteaux fichés dans cette dernière, voire de contreventements obliques (fig. 3).

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Figure 7 – Restitution d’un bâtiment de l’âge du Fer de l’Archéosite gaulois de Saint-Julien en Haute-Garonne (Cliché : P. Péfau).

Les éléments de terre brûlée sont régulièrement revêtus d’enduit, généralement de couleur blanche. On note souvent des superpositions d’enduits de même couleur et quelquefois de couleurs différentes à Roquelaure ou à Auch (fig. 6 et 8). Il pourrait donc s’agir de réfections ou de préparations plus élaborées, impliquant la pose d’une couche de préparation avant l’application de l’enduit final. Leur couleur blanche peut provenir de leur teneur en kaolin ou en chaux, identifiable par des analyses physico-chimiques. En dehors de sa dimension esthétique, un enduit peut efficacement protéger un mur de terre des intempéries et retarder considérablement sa détérioration, voire l’empêcher complètement si un entretien régulier est effectué, ce qui semble avoir été le cas.

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Figure 8  – Morceau de paroi en torchis, enduit de fines couches rouges et
blanches se superposant, découvert à Auch (Cliché et DAO : P. Péfau).

Les éléments métalliques associés à la construction

Pour finir, des éléments métalliques peuvent également apporter des informations sur l’architecture. Leur présence n’est toutefois pas indispensable, la plupart des assemblages étant assurés par des jonctions de type tenon-mortaise, des chevillages voire même par brêlage (à l’aide de cordes). Pourtant, de nombreux clous en fer sont retrouvés au contact des bâtiments. Bien que la plupart puisse provenir de mobilier en bois, d’autres, mesurant plus de 10 cm de long, semblent bien être intervenus dans la construction. L’étude de murs effondrés à Roquelaure a même clairement démontré que des petits clous, de quelques centimètres de longueur, pouvaient également participer à l’assemblage de certains éléments de l’ossature en bois. Ces clous pouvaient servir à assembler des planches ou des branches ensemble, ou à la fixation d’autres éléments (charnières de porte, éléments décoratifs…). D’autres éléments métalliques, tels que les crampons de charpente ou les éléments de porte, peuvent également être associés à la construction en terre et bois.
Après la conquête romaine, les techniques architecturales protohistoriques subsistent, et sont parfois mêlées à des concepts italiques : à Roquelaure ou à Auch (Gardes 2015), sous le règne augustéen, des constructions en terre et bois sont installées sur des solins de pierre maçonnés. À Auch, les sols des bâtiments sur sablières se composent parfois de mortier et peuvent même être en terrazzo. À Cornebarrieu (Haute-Garonne), un balnéaire bâti au début du Ier siècle av. J.-C. réunit parois en terre et bois, toiture en tuiles et sol en opus signinum (Viers et Veyssière 2013, fig. 9). De nouvelles techniques apparaissent également, telles que la maçonnerie ou la brique cuite, enrichissant considérablement les traditions architecturales régionales.

EPMP-NOTICE-Pefau-fig-9Figure 9 – Restitution axonométrique du balnéaire de Cornebarrieu
(Conception et DAO : C. Viers. D’après Viers et Veyssière 2013, p. 81, avec l’aimable autorisation de l’auteur)

Bibliographie

Alcantara 2014 : Alcantara A. (dir.) 2014, Aquitaine, Lot-et-Garonne, Villeneuve-sur-Lot, La Dardenne Haut (47) : un quartier artisanal de l’agglomération du deuxième âge du Fer, Rapport de fouille préventive, Inrap Grand Sud-Ouest, 3 volumes, 320, 312 et 728 p.

Améglio et al. 2008 : Améglio H., Izac-Imbert L., Thomas E., Masan P., Rivals M., Villeval G. 2008, Epilogue… découverte d’une installation rurale de la fin de l’âge du Fer à Longages (Haute-Garonne), in Blanchard J.-L., Izac-Imbert L. (dir.), L’exploitation agricole dans son environnement à la fin de l’âge du Fer : nouvelles approches méthodologiques : table ronde de Saint-Julien, Saint-Julien, 18-19 novembre 2004, Toulouse, Archive d’écologie préhistorique, p. 95-121.

Béhague 2013 : Béhague B. 2013, Deux établissements ruraux de la fin du Second âge du Fer sur le contournement nord de Marmande (Lot-et-Garonne), in Colin A., Verdin Fl. (dir.), L’âge du Fer en Aquitaine et sur ses marges : mobilité, diffusion des idées, circulation des biens dans l’espace européen à l’âge du Fer : XXXVe colloque de l’AFEAF, Bordeaux, 2-5 juin 2011, Bordeaux, Fédération Aquitania, p. 293-297.

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Gardes et al. à paraître : Gardes Ph. (dir.), Benquet L., Durand Fr., Geneviève V., Grizeaud J.-J., Lotti P., Vidal M. à paraître, Vieille-Toulouse, 5 chemin de La Planho, Rapport de fouille préventive, Inrap Grand Sud-Ouest.

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Gardes et al. 2006 : Gardes Ph., Grizeaud J.-J., Lotti P., Onezime O. 2006, 9, rue Irénée-David. Ilot Pasteur. Auch (Gers), Rapport de diagnostic archéologique, INRAP Grand Sud-Ouest., 92 p.

Gardes et al. 2013 : Gardes Ph., Lemaire A., Le Dreff T. 2013, L’oppidum de la Sioutat à Roquelaure (Gers). Citadelle des Ausques, in Colin A., Verdin Fl. (dir.), L’âge du Fer en Aquitaine et sur ses marges : mobilité, diffusion des idées, circulation des biens dans l’espace européen à l’âge du Fer : XXXVe colloque de l’AFEAF, Bordeaux, 2-5 juin 2011, Bordeaux, Fédération Aquitania, p. 195-222.

Izac-Imbert et al. 2009 : Izac-Imbert L., Treinen-Claustre Fr., Vaquer J. 2009, Deux exemples de bâtiments remarquables de la fin du Premier Âge du fer dans vallée de la Garonne : les cas de Barbe (Palaminy, 31) et Candelon (Saint-Julien, 31), in Collectif, De Méditerranée et d’ailleurs… Mélanges offerts à Jean Guilaine, Toulouse, Archives d’Ecologie Préhistorique, p. 333-347.

Maurin 2000 : Maurin B. 2000, Le plancher de cabane de Put-Blanc III. Lac de Sanguinet, Landes, Archéologie des Pyrénées occidentales et des Landes, 19, Anoye, GAPO, p. 117-124.

Péfau à paraître : Péfau P. à paraître, Bâtir dans le bassin de la Garonne à l’âge du Fer : la question des constructions sur sablières basses, Mémoire de Master 2 d’Archéologie, Toulouse, Université Toulouse II Jean Jaurès.

Péfau 2015 : Péfau P. 2015, Étude archéologique des vestiges d’architecture de l’âge du Fer du site de Roquelaure « La Sioutat » (Gers), Mémoire de Master 1 d’Archéologie, Toulouse, Université Toulouse II Jean Jaurès, 2015, 225 p.

Sireix et al. 2007 : Sireix Chr., Benquet L., Berthet A.-L., Convertini F., Gé T., Martin H., Poirier Ph., Pradat B. et Tixier C. 2007, Raspide 1 (Blagnac, Haute-Garonne) et Les Vergnasses (Gours, Gironde) : deux exemples de fermes gauloises dans le sud-ouest de la France, in Vaginay M., Izac-Imbert L., Les âges du fer dans le sud-ouest de la France : XXVIIIe colloque de l’AFEAF, Toulouse, 20-23 mai 2004, Bordeaux, Fédération Aquitania, p. 293-343.

Viers et Veyssière 2013 : Viers C. et Veyssière F. 2013, Le balnéaire de Cornebarrieu (Haute-Garonne), in Permis de construire : des Romains chez les Gaulois, catalogue de l’exposition présentée au Musée Saint-Raymond, musée des antiques de Toulouse du 16 novembre 2013 au 21 décembre 2014, Toulouse, Musée Saint-Raymond, musée des antiques de Toulouse, p. 79-92.

Villes 1982 : Villes A. 1982, Le mythe des fonds de cabane, Bulletin de la Société archéologique champenoise, Reims, 75-2, 114 p.

Glossaire

Adobe : brique crue moulée

Bauge : La bauge est une technique architecturale mettant en jeu un mélange de terre, de végétaux et d’eau, qui est monté par « façonnage direct », avec un empilement de mottes, de boudin ou de parpaings de terre. Ce mode de construction ne nécessite ni outillage particulier, ni ossature en bois porteuse.

Brêlage : technique d’assemblage consistant à joindre des pièces de bois à l’aide de cordage.

Chevillage : assemblage de plusieurs pièces de bois à l’aide d’une cheville, petite pièce de bois allongée.

Contreventement : procédé visant à empêcher la déformation ou le renversement d’un mur.

Opus signinum : mortier composé de chaux et de tuile broyée (tuileau) lissé en surface, qui peut être décoré de tesselles (petits cubes en pierre, en terre cuite ou en pâte de verre formant les mosaïques) dessinant des motifs géométriques.

Solin : partie basse d’un mur, le plus souvent en pierre, conçue dans un matériau ou un appareil différent de celui-ci, ayant pour but de l’isoler de l’humidité du sol.

Tenon-mortaise (assemblage) : assemblage d’une ou plusieurs pièces de bois à l’extrémité saillante (tenon) insérée dans l’entaille (mortaise) d’une ou plusieurs pièces de bois.

Terrazzo : sol de béton composé de mortier, fragments de tuiles concassés, de céramique rouge, de marbre et/ou de petites pierres colorées.

Torchis : De nos jours, les archéologues ont donné au terme « torchis » un sens très large, correspondant simplement aux vestiges de terre crue brûlée accidentellement retrouvés sur les sites archéologiques, alors que celui-ci ne devrait être réservé qu’à une réalité architecturale précise (de la terre non porteuse, garnissant un clayonnage/lattis).


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